Le tatouage mâori s’expose au Quai Branly

Depuis le 4 octobre dernier et jusqu’au 22 janvier prochain se tient au musée du Quai Branly une exposition sur la culture Mâori et ses trésors. Et l’on ne peut bien évidemment pas parler des Mâoris sans évoquer leurs tatouages !

« Tâ Moko, l’art du tatouage

Le tā moko (art de sculpter et de pigmenter la peau) consiste à inciser et colorer la peau d’une personne pour y refléter son whakapapa (généalogie). Les moko traditionnels forment une série de motifs sous la peau qui ressemblent beaucoup aux sculptures sur bois māori.

Le moko, en tant que signifiant indélébile, affirme l’identité culturelle. Ses expressions sont à la fois traditionnelles et contemporaines : au début du 20e siècle, l’art du Tā moko avait presque complètement disparu mais vers la fin du siècle, sa pratique connut un renouveau toujours d’actualité aujourd’hui.

L’exposition présente des moko traditionnels et contemporains à travers une série d’objets usuels et cérémoniels (kit de tatouage, statuettes gravées, entonnoir gravé…), ainsi que des photographies relatant les expressions de cet art ancestral. »

Extrait du parcours de l’exposition disponible sur le site du Quai Branly

À mon grand regret, je n’ai pu me rendre au Quai Branly avant mon départ et ne serait de retour en France qu’après la fin de l’exposition… Mais je compte sur vous, amis lecteurs, pour faire par ici de vos impressions !

Êtes-vous allés à l’exposition ou comptez-vous y aller ? Qu’en avez-vous pensé ? Comment y est exposée la culture du tatouage ? Est-elle mise en valeur ou, au contraire, ne constitue-t-elle qu’une part infime de l’exposition ?

Tattoo Art Fest 2011

Le 18 septembre dernier, certains sont allés au Salon du Mariage. D’autres ont préféré se rendre à l’Académie Fratellini à l’occasion de la cinquième édition du Tattoo Art Fest. Inutile de préciser mon programme du jour…

Dans un cadre sublime, armature de bois, drapés écarlates et piste centrale, c’est plus d’une centaine d’artistes tatoueurs qui sont venus faire jouer leurs aiguilles. Et le public est au rendez-vous. Arrivée pourtant assez tôt, il me faudra rapidement jouer des coudes pour me frayer un chemin parmi les boxes. Je suis néanmoins conquise par l’ambiance. Musique à fond, show burlesque ou BMX sur la piste, doux son du dermographe… Je pourrais y passer des heures, perdue dans l’observation de pièces toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Mon gros coup de cœur du jour va pour les artistes des studios Sanhugi et Migoii. Leurs tatouages sont d’une finesse hallucinante. Absolument bluffant. L’attroupement perpétuel devant leurs stands en témoigne.

J’ai achevé ma visite par un petit tour du côté de chez Rise. Anciens numéros de la revue, affiche sérigraphiée et bonne humeur. J’en ai profité pour m’offrir en avant-première l’ouvrage de la jolie Anna Mazas, Life under my Skin, dédicacé s’il vous plaît.

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Le tatouage polynésien s’invite sur France Ô

Mardi 27 septembre, l’émission Explô, diffusée sur France Ô, proposait un numéro spécial Nouvelle Zélande. Le dernier volet de l’émission était consacré au tatouage polynésien : les téléspectateurs avides ont ainsi eu droit à un (trop) court documentaire de Gérard Jumel intitulé « Tatau, le renouveau du tatouage ».

« Pourquoi le tatouage intéresse-t-il autant les nouvelles générations ? Qu’est-ce qui est à l’origine aujourd’hui de ce désir profond d’inscrire sur son corps et de manière définitive des dessins aux résonnances symboliques ? » Tout un programme.

Tatouage comme pièce d’identité gravée à même la peau, comme rituel. Tatouage comme substitut aux mots ou comment faire parler sa peau. Tatouage comme réaction contre le monde de la consommation, du jetable. Autant  de pistes à explorer, de parcours individuels, de témoignages.

Un documentaire passionnant et fascinant.

Deuxième chance : l’émission sera rediffusée dimanche 2 octobre à 12h30 sur France Ô. Elle est également disponible en replay pendant quelques jours [ici !]

Les signes identitaires : tatouages, piercings et scarifications – Rencontre avec David Le Breton

Jeudi 24 mars 2011. Il est 17h45. Je sors de la bouche de métro, à Olympiades, aux pieds de la médiathèque Jean-Pierre Melville dans le treizième arrondissement de Paris. Plusieurs personnes attendent devant la porte, notamment un homme aux cheveux longs et au bras droit recouvert de tatouages. J’en déduis que je suis au bon endroit…

En Vue, le magazine des bibliothèques de la ville de Paris, annonçait dans son quarante-septième numéro la venue de David Le Breton pour une rencontre autour des marques corporelles :

« Signes identitaires ou comment se réapproprier son corps ? Piercing et tatouage sont des formes d’embellissement du corps. Ils sont choisis pour leur beauté, leur mise en valeur du visage ou du corps, leur touche d’originalité. À la fois objets privés et publics, ils sont destinés à l’appréciation des autres, mêmes s’ils participent de l’intimité dans un monde où il importe d’attirer. Ils incarnent une signature de soi sur la peau.

À l’inverse, d’autres ne se reconnaissant pas dans une peau qui les enferme dans une identité intolérable, les scarifications sont alors une biffure de soi. Il s’agit de se faire mal pour avoir moins mal. Les scarifications sont une technique de survie pour des jeunes en souffrance.

David Le Breton, professeur de sociologie à l’université de Strasbourg, membre de l’Institut universitaire de France, auteur notamment de En souffrance : adolescence et entrée dans la vie (Éditions Métailié, 2007) et Signes d’identité : tatouages, piercings et autres marques corporelles (Éditions Métailié, 2002), aborde les questions du tatouage et du piercing dans un contexte ludique, et à l’inverse, dans un contexte de souffrance la question de la scarification. » Continue Reading →

Tattoo Tourism : où encre et voyage se mêlent…

Art et voyages ont toujours fait la paire. Les galeries locales savent capter l’histoire et la culture d’une destination. Mais si vous avez envie d’admirer un autre type d’art la prochaine fois que vous prenez la route, pourquoi ne pas plutôt vous tourner vers la culture du tatouage locale ? Jess, employé de Lonely Planet et passionné de tatouage, a le « tattoo tourism » dans la peau.

Visiter des salons de tatouage et découvrir les personnes qui ont contribué au développement de cette forme d’art peut être aussi exaltant que visiter un musée. On raconte que les tatouages sont nés il y a 5000 ans et qu’ils sont aussi divers et variés que les personnes qui en sont ornées. Continue Reading →

Icon Tattoo

13 mai 2011

Il fait un soleil éclatant lorsque j’émerge du métro pour me rendre à l’expo Icon Tattoo qui se tient à la Reflexgallery depuis le 8 avril dernier. L’air est frais. Arrivée dans la rue Jean-Jacques Rousseau, je guette les numéros à la recherche de la galerie. Je tombe soudain nez à nez avec Zombie boy (mon cœur s’arrête un instant), ou plutôt avec son image sur l’affiche de l’exposition, placardée sur une grande vitrine laissant apparaître une pièce blanche et plutôt vide… Première déception, je ne m’attendais pas du tout à un lieu comme celui-là. Je ne sais pas pourquoi mais j’imaginais plutôt un espace façon Pinacothèque de Paris ou Maison européenne de la photographie ! Oui, j’espérais une exposition ambitieuse. Continue Reading →